Les idées reçues sur la fiscalité de la SCI

1 – Si j’achète un bien à travers une SCI à l’IR, je ne paierai pas d’impôts

Malheureusement ce n’est pas exact, sinon tout le monde le ferai !

Le bénéfice généré par la SCI (qui a opté à l’IR), soit la différence entre les loyers perçus et les charges payées, devra être reporté dans la catégorie des revenus fonciers de votre déclaration d’impôt sur les revenus.

Ce montant sera donc soumis à votre taux marginal d’imposition à l’IR (14%, 30%, 41% ou 45%) et également aux prélèvements sociaux (15,5%).

Ce n’est donc pas une faible imposition qui va s’appliquer pour la SCI.

2 – Dois-je la faire opter à l’impôt sociétés alors ?

Effectivement, la question peut se poser car contrairement à la SCI à l’IR, votre résultat d’activité sera très certainement faible ou négatif, car vous allez pouvoir pratiquer un amortissement de votre bien immobilier.

Il n’y aura donc très peu de chance d’avoir une fiscalité à l’impôt sur les revenus à payer.

Cependant, le fait d’avoir une structure à l’impôt sociétés (IS), vous fait perdre la transparence fiscale et la conséquence immédiate est que la trésorerie présente dans la SCI ne vous appartient plus directement…elle appartient à la SCI dorénavant !

Il faudra donc attendre que la SCI fasse des bénéfices, pour vous reverser cette trésorerie sous forme de dividendes et ça cela peut prendre des années !

 

3 – Quelle fiscalité s’applique dans le cas de la revente de mon bien immobilier ?

Pour la SCI à l’IR

La revente d’un bien immobilier pour une SCI à l’IR rentre dans la catégorie des plus-values immobilières des particuliers et donc bénéficie d’une exonération d’IR au bout de 22 ans et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans.

Vous trouverez ci-dessous le tableau récapitulatif du taux d’imposition en fonction du nombre d’années de détention de votre bien immobilier :